PFU IFI - loi de finances 2018

PFU et IFI : les bonnes nouvelles de la loi de finances 2018

Avec l’instauration du PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) autrement appelé « flat tax » et la mise en place de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), les placements bancaires et financiers redeviennent particulièrement attractifs en cette année 2018. On vous explique pourquoi ces deux mesures changent la donne avec David Marty, ingénieur patrimonial à la BPS !
La loi de finance 2018 a été marquée par l’instauration d’une flat tax et d’un nouvel impôt sur la fortune, l’IFI, Impôt sur la Fortune Immobilière. Ces deux mesures ont un impact direct sur la fiscalité qui touche le patrimoine des ménages. Une nouvelle donne plutôt favorable aux actifs financiers !

Un impôt sur le revenu à 12,8 %(1) ?

« Le PFU ou flat tax à 12,8 %(1) dispose de deux vertus principales : il induit une importante simplification de la fiscalité mais aussi une diminution de la pression fiscale. Il s’agit là d’une très bonne nouvelle pour tous les contribuables épargnant et ce quel que soit leur niveau d’imposition. » reconnaît David Marty.

Cette flat tax, a pour effet d’imposer les revenus de capitaux mobiliers, les dividendes et les plus-values de cession de valeurs mobilières à hauteur de 12,8 %(1) ; soit un taux en dessous de la première Tranche Marginale d’Imposition (TMI) qui est de 14 %.

Au-delà, pour les contribuables soumis à des TMI de 30 % et plus (41 et 45 %), cette flax tax est une véritable aubaine fiscale. « Quant aux foyers fiscaux non imposables, ils pourront demander à être exonérés du PFU ou obtenir sa restitution en optant pour le barème progressif de l’Impôt sur le revenu. Imposables ou non imposables, la flat tax c’est vraiment une bonne nouvelle pour tout le monde. » poursuit David Marty.

Voyons maintenant en détail l’impact de cette flat tax sur deux placements que sont le PEL et l’assurance-vie sachant que la mise en place du PFU n’a pas d’incidence sur le régime fiscal du Livret A ni sur celui du PEA.

Commençons par le PEL. Pour les PEL ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts sont soumis à la flat tax (12,8 %(1)) lors de leur inscription en compte. A l’inverse, pour les PEL ouverts avant cette date, les intérêts générés ne sont soumis à aucune fiscalité et sont donc exonérés de flat tax pendant leurs douze premières années.

« Quel intérêt de souscrire un PEL désormais fiscalisé me direz-vous, qui plus est à un taux de rendement brut de 1 % ? Justement, un PEL pourra un jour vous faire bénéficier d’un taux de crédit très bas notamment dans une perspective de remontée des taux qui se dessine. Vous aurez en outre la possibilité de faire cadeau des droits à crédit acquis, à vos enfants et petits-enfants. Une enveloppe de placement intéressante pour préparer les investissements immobiliers des générations futures ! Pour les détenteurs de PEL anciens, il est important de profiter de leurs taux de rendement attractifs (2,5 %, 2 % ou 1,5 % en fonction de leur date d’ouverture) en les alimentant par des versements complémentaires. Il est possible de le faire tant qu’ils n’ont pas franchi leur dixième anniversaire. » analyse David Marty.

L’assurance-vie bénéficie du PFU

« En matière d’assurance-vie, la loi de finances 2018 apporte trois bonnes nouvelles. La première, c’est que l’on continue à capitaliser dans tous les contrats d’assurance-vie et de capitalisation en restant à l’abri de l’impôt. », nous confie David Marty.

La seconde, c’est la baisse générale de la fiscalité en cas de rachat. Avant la réforme, les intérêts issus d’un rachat – partiel ou total – d’un contrat d’assurance-vie, étaient soumis soit à l’imposition classique sur le revenu (IR), soit, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL)(2). A partir du 1er janvier 2018, les intérêts générés par des versements de capitaux effectués au sein de l’assurance-vie avant le 27 septembre 2017, restent soumis à ce régime en cas de rachat.

Par contre pour les intérêts produits par les capitaux versés à compter du 27 septembre 2017, ils seront soumis en cas de rachat au PFU (12,8 %(1)). De quoi alléger la fiscalité des retraits sur le court et moyen terme (4 ou 8 ans) !

« Fait intéressant, au-delà de huit ans, le taux de prélèvement applicable sur les produits des primes concernées reste le taux « historique » de 7,5 %, si les primes nettes (non rachetées) détenues par le souscripteur au 31/12 N-1 (tous contrats de capitalisation et d’assurance-vie confondus) est inférieur à 150 000 €. » souligne David Marty.

La troisième bonne nouvelle pour l’assurance-vie est qu’elle conserve l’intégralité de ses avantages en termes d’exonération des droits de succession. « C’est le statu quo sur le sujet. De fait, tous les voyants sont au vert pour l’assurance-vie. » poursuit l’ingénieur patrimonial.

L’IFI n’impose pas les produits financiers

Comme la flat tax révolutionne la donne en matière d’imposition, l’ISF (Impôt Sur la Fortune) disparait et l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) prend sa place. Ce nouvel impôt ne retient plus que l’immobilier direct ou indirect (Scpi / Opci) dans son assiette de taxation ; exit tous les placements bancaires et financiers. Le seuil d’éligibilité demeure le même à 1,3 millions d’euros, l’abattement de 30 % sur la résidence principale est conservé.

« Ce changement aura la conséquence suivante : un grand nombre de contribuables qui étaient soumis à l’ISF ne le seront plus à l’IFI ! » précise David Marty.

Les propriétaires immobiliers qui seront soumis à ce nouvel impôt s’interrogent aujourd’hui sur l’opportunité de troquer la pierre contre des produits financiers pour alléger ou sortir de l’IFI.
En tant qu’expert, David Marty suggère avant toute décision de prendre le temps d’effectuer une analyse patrimoniale globale avec les CGP (conseillers en gestion de patrimoine) de BPS.

Pour plus d’informations prenez rendez-vous avec votre conseiller !

(1) 30 % en incluant les prélèvements sociaux dont le taux est de 17,2 % depuis le 01/01/2018.
(2) PFL de 35 %, 15 % ou 7,5 % selon l’ancienneté du contrat : respectivement moins de 4 ans, entre 4 et 8 ans ou plus de 8 ans.

PFU et IFI : les bonnes nouvelles de la loi de finances 2018

Avez-vous trouvé cet article utile ?

Merci pour votre vote.

Mots-clefs : , , ,

Sociétaires, réagissez à cet article
Vous devez être sociétaire et vous identifier pour poster un commentaire.

Commentaires (2)

  • Avatar

    HENRI BOURACHOT

    |

    Cet article est clair et relativement bien écrit (si on pardonne les anglicismes, ce qui n’est pas mon cas), mais parler exclusivement de « bonnes nouvelles » relève de l’analyse partisane. La loi de finances 2018 est certes un gigantesque cadeau à la sphère financière mais la Banque populaire devrait se souvenir de son statut de coopérative. Comme moi, beaucoup de sociétaires la préfèrent précisément parce qu’elle est en marge du secteur capitaliste.
    Henri Bourachot, économiste

    Reply

    • Avatar

      blogpopuli

      |

      Bonjour Monsieur Bourachot et merci pour votre commentaire.
      Nous apprécions votre attachement aux valeurs coopératives que nous partageons !
      Nous sommes attentifs à publier des articles variés. Vous trouverez ainsi des articles qui pourraient vous intéresser comme, par exemple, des portraits de clients ou encore des publications sur le tissu associatif et l’Economie Sociale et Solidaire. Une des dernières parutions présente notre partenariat avec France Active.
      Cordialement
      L’équipe Blog populi

      Reply

Laisser un commentaire

Vous devez être sociétaire et vous identifier pour poster un commentaire.

 Les performances des produits d'épargne et de placement indiqués sur ce site ne sont que le reflet d'une situation constatée à un instant donné (date de publication) et ne sauraient, en aucun cas, préjuger de l'évolution des taux et des cours des produits concernés.