Xavier Facélina lutte contre les attaques des cyber-pirates

16 septembre 2015

Expert en sécurité informatique, Xavier Facélina, dirigeant de la société montpelliéraine Seclab, protège les infrastructures critiques des organismes publics et des entreprises contre les cyber-pirates. Client de la Banque Populaire du Sud, Seclab est présent dans la Silicon Valley et vient d’accueillir une filiale d’EDF à son capital.

Cofondateur de la société montpelliéraine Seclab en 2011, Xavier Facélina est tombé tout petit dans la potion magique de l’informatique : « À 8 ans, je créais pour mes parents restaurateurs un programme de gestion de contacts, avec mots de passe ».

La sécurité informatique devient son quotidien et sa passion. Après un bout de chemin avec le voyagiste Internet Travelprice, il crée sa propre entreprise. « J’avais envie d’être indépendant, sans doute influencé par l’exemple familial. »

Le Parisien d’origine « descend » à Montpellier il y a une quinzaine d’années. « J’étais venu au mois de mars chercher des locaux et nous avions déjeuné en terrasse… » Séduit par la qualité de vie, il s’installe dans le Sud.

Après avoir cofondé une autre société de sécurité informatique, Netheos, en 2004, Xavier Facélina lance Seclab pour assurer la protection des infrastructures « critiques » avec deux associés : un ancien de Netheos et un chercheur d’EDF R&D, le pôle de recherche d’EDF. « Nous avions tout pour réussir, une mission claire et une équipe très complémentaire. »

Supprimer la vulnérabilité

« Les infrastructures ‘critiques’ sont celles opérées par des acteurs de l’énergie et des télécommunications, de la sécurité et des transports, de l’eau, de l’agriculture, de l’alimentaire, de la santé publique et des services financiers », explique Xavier Facélina.

Seclab vise aussi plus largement le monde industriel : « À cause de l’informatique connectée, qui se glisse partout, les usines sont devenues vulnérables. Notre solution, c’est de retirer la complexité, en insérant des ‘tamis’, des outils reconvertissant l’informatique en électronique. Grâce à cette ‘régression’ technologique, la vulnérabilité est supprimée. Nos solutions garantissent le risque à 100 %. » L’Agence nationale française de la sécurité des informations (ANSSI) a certifié les produits de Seclab.

Une dimension internationale

« Parce que la sécurité est un problème planétaire », Seclab vise un développement international et a pris pied dès sa création dans la Silicon Valley. Elle est hébergée au « French Tech Hub », l’incubateur d’entreprises technologiques de San Francisco qui a reçu la visite du président Hollande en 2014.

Seclab peut déjà afficher une belle référence américaine : Pacific Gas & Electricity (PG&E), l’une des plus grandes compagnies de gaz et électricité des Etats-Unis.

Tout récemment, l’investisseur EDEV, du groupe EDF, a pris une participation de 30 % dans le capital de Seclab. Cet engagement, qui souligne la qualité de l’entreprise, appuie son développement.

Avec 1 million d’euros de capital, Seclab peut aujourd’hui renforcer son équipe de 10 salariés : « Nous allons recruter 10 personnes, dont 5 à 6 en 2015. »

En toute confiance avec la Banque Populaire du Sud

« Lorsque j’ai créé Seclab, je n’ai pas cherché de banque, j’en avais déjà une, sourit le dirigeant. Ce que je recherche dans une banque ? Un esprit favorable à l’entrepreneuriat et une bonne compréhension de notre métier. C’est ce que j’ai trouvé à la Banque Populaire du Sud depuis 11 ans.

Mon conseiller a toujours été très réactif. La banque a été présente aux moments-clés, mais aussi – et c’est très important – lors des imprévus. La banque pourrait aussi m’accompagner à l’international. »

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