L’Institut Jean Vigo transforme les vieux films amateurs en mémoire collective

17 décembre 2014

L’Institut Jean Vigo de Perpignan collecte et numérise les vieilles pellicules tournées par des amateurs et les rassemble dans la « Mémoire filmique du Sud ». Un travail sur la mémoire collective régionale largement partagé sur Internet et lors de projections partout en région.

Courant 2015, le premier livre numérique de l’institut, un projet lauréat de la Fondation Banque Populaire du Sud en 2014, sera édité.

 

Exhumez de la cave ou du grenier vos vieux films amateurs tournés dans le Sud, ils intéressent l’Institut Jean Vigo! La cinémathèque euro-régionale basée à Perpignan les collecte dans le cadre d’un grand projet culturel et patrimonial baptisé « Mémoire filmique du Sud » mené avec la Cinémathèque de Toulouse.

Cette collecte est déjà un joli succès : « Nous avons une bonne matière, même si nous ne sommes pas encore très riches sur la Lozère et le Gard, assure Frédéric Borgia, directeur de l’Institut Jean Vigo. Nous avons rassemblé des films familiaux, amateurs ou semi-professionnels, institutionnels ou encore touristiques. Notre film le plus ancien date de 1928 et nous avons un grand nombre de films amateurs issus des décennies 50 à 70. Ces films racontent une histoire intime mais sont des témoins de la société française de l’époque, la mémoire collective du territoire. »

Partager la mémoire

L’Institut Jean Vigo nettoie, répare et numérise les pellicules, avant de partager ces films avec les chercheurs et le grand public.

D’abord grâce au portail Internet Mémoire filmique du Sud, dont le contenu s’enrichit régulièrement. L’accès est gratuit et l’internaute peut déjà se plonger dans plus de 250 histoires régionales, comme le carnaval de Perpignan en 1950-51, le travail du sculpteur Aristide Maillol en 1942 ou les usines Formica de Quillan dans l’Aude dans les années 60.

L’Institut Jean Vigo organise aussi des projections dans les cinémas, les festivals de films, les maisons de retraite, les médiathèques. Fin 2014, le public réuni pour la remise officielle du prix de la Fondation Banque Populaire du Sud à l’Institut Jean Vigo a pu redécouvrir l’histoire de Perpignan des années 1930 à 1970 ou le patrimoine maritime régional.

Valoriser le patrimoine

Pour valoriser encore davantage cette mémoire visuelle, l’Institut Jean Vigo veut devenir éditeur.

L’aventure doit débuter en 2015 par un livre numérique sur le patrimoine maritime, un projet auquel la Fondation Banque Populaire du Sud a accordé une subvention de 5 000 € dans la catégorie « Patrimoine immatériel ».

L’Institut Jean Vigo compte enrichir la matière filmée de regards d’historiens et d’ethnologues. « J’aimerais que cela devienne une collection », sourit Frédéric Borgia.

Mots-clefs : cinéma, fondation banque populaire du sud, mémoire filmique, patrimoine

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