Les tests d’Amylgen accélèrent la recherche sur les maladies neurodégénératives

16 avril 2016

Via sa plateforme de tests in vivo, Amylgen participe aux avancées de la recherche sur les maladies neuro-dégénératives. Installée à Montferrier sur-Lez près de Montpellier, cette jeune entreprise innovante présidée par Vanessa Villard voit son développement accompagné par la Banque Populaire du Sud.

« J’étais en stage au Japon, pour mon doctorat en neurosciences de l’Université de Montpellier, lorsque mon directeur de thèse m’a proposé de créer une entreprise », se souvient encore aujourd’hui Vanessa Villard.

Le directeur de thèse Tangui Maurice l’embarque dans l’aventure et Amylgen se crée en 2009 avec deux autres associés. « Avant même ma soutenance de thèse, précise Vanessa Villard, car nous avions un premier client, UCB Pharma, et il fallait créer l’entreprise. J’étais hyper motivée. »

Amylgen met au point une plateforme in vivo pour tester des molécules neuro-protectrices visant les désordres neuro-dégénératifs du système nerveux central, comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

La reconnaissance arrive très tôt : Amylgen est lauréat du concours national de création d’entreprises de technologies innovantes du ministère de la Recherche en 2009.

Ses débuts sont accompagnés par l’incubateur public Languedoc-Roussillon Incubation, le BIC de Montpellier Méditerranée Métropole, le fonds d’amorçage Créalia et la Région. Sans oublier la Banque Populaire du Sud : « La banque, que mon réseau professionnel m’avait recommandée, m’accompagne depuis le démarrage, témoigne Vanessa Villard. J’aime sa réactivité. »

Une réactivité appréciée notamment lorsqu’Amylgen veut emménager dans ses propres locaux. « La Banque Populaire du Sud a accompagné cet investissement de 1 million d’euros, via un prêt de développement en 2013. »

Basée depuis 2014 au Parc Agropolis 2 de Montferrier-sur-Lez, Amylgen dispose de bureaux, de laboratoires et d’une animalerie dernier cri. L’entreprise, qui a noué de nombreux liens avec ses confrères – elle est membre du pôle de compétitivité Eurobiomed et du groupement d’entreprises Biomeridies -, héberge aussi d’autres jeunes sociétés…

Tester rapidement le potentiel thérapeutique

Opérée par une équipe de six personnes, la plateforme de tests réalise des analyses biochimiques, morphologiques, physiologiques et comportementales pour les industriels de la santé ou de la nutraceutique, afin d’évaluer – rapidement – le potentiel thérapeutique de nouvelles molécules ou de compléments alimentaires.

« Notre plateforme réduit le temps des étapes précliniques de développement d’un an à un mois », assure Vanessa Villard.

Afin d’élargir sa palette, Amylgen s’oriente depuis 2014 vers l’industrie agroalimentaire, en quête des bénéfices de l’alimentation en matière de prévention santé. « Pour avancer, il nous faut élargir notre catalogue, créer des alliances stratégiques », explique Vanessa Villard. Amylgen est ainsi l’un des sept partenaires de la société Bioguild qui s’est impliquée dans Kyomed, un living lab étudiant les dispositifs « e-santé » situé au Biopôle Euromédecine de Montpellier.

À la recherche de l’excellence

La jeune femme, également mère de trois garçons, est en perpétuelle recherche de performance. Elle a obtenu en 2015 un MBA (formation au management en temps partagé) de la Montpellier Business School. Un défi personnel pour celle qui a reçu mi-2015 le Prix Sciences et Technologies des Women’s Award, remis par les magazines La Tribune et Objectif Languedoc-Roussillon.

« Je suis dans l’action », souligne la jeune entrepreneure. Active sur un marché mondial, Amylgen sera présent sur des salons professionnels en Suède en avril, en Suisse en mai et en Allemagne et en Californie en novembre…

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