Etudier à l’étranger : choisir une banque sans frontières

18 février 2016

Comme plus de 80 000 jeunes, votre enfant veut étudier à l’étranger ? Pour partir l’esprit tranquille et se concentrer sur les démarches à accomplir sur place, mieux vaut régler les questions bancaires avant le départ. En la matière, de nombreuses facilités sont désormais offertes.

A Montpellier, au moins deux fois par semaine, le Centre Régional Information Jeunesse (CRIJ) organise des ateliers « mobilité internationale ». « Notre message est : allez-y, n’ayez pas peur ! Mais soyez bien informés ! », insiste son documentaliste, Fabrice Villière, correspondant du réseau Eurodesk(1).

« C’est vrai que je me suis demandée comment cela allait marcher côté argent », raconte Victoire, une jeune Perpignanaise de 19 ans partie à Sciences Po UQAM, à Montréal (Canada).

« La première fois que je suis allée à la banque avec mon père, j’étais vraiment perdue… C’est là que je me suis dit que j’étais en train de grandir… »

Avant de partir, ouvrir un compte à l’étranger n’est pas forcément nécessaire. Ce n’est même recommandé que si l’étudiant reste pour un séjour long (plus de six mois) et s’il a des besoins spécifiques comme payer son loyer par chèque ou percevoir une rémunération par virement. Dans ce cas, mieux vaut se renseigner auprès de sa banque en France.

« Nous avons noué des partenariats avec des banques locales et nous pouvons avoir un rôle de conseil », explique Hans Bouchetard, qui a été responsable de l’agence Campus de la Banque Populaire du Sud, sur Montpellier, spécialement dédiée aux universitaires depuis 2014.

« Sinon, il est pratique de conserver son compte en France pour des questions de confiance, de relations humaines et pour faciliter le retour. L’accès des comptes se gère très bien à distance avec internet et la carte internationale permet tous les règlements ».

Quelques petits conseils s’avèrent néanmoins utiles comme contrôler la date d’expiration de sa carte bancaire (et la renouveler par anticipation si nécessaire), modifier les plafonds de sa carte et surtout regarder les frais bancaires appliqués en cas de retrait en espèces à l’étranger, de paiement par carte bancaire et de virement entre comptes.

Ces frais peuvent grimper à plusieurs centaines d’euros si on n’y prête pas attention.

« Il y a un an et demi, nous avons démarré une étude sur les attentes et les besoins bancaires de ces jeunes, car selon les projections nationales, ils représentent pour les Banques Populaires entre 4 000 à 5000 clients par an », constate Véronique Vidal, chargée d’étude sur le marché des jeunes au sein de la BPS. « Il en est ressorti qu’ils avaient besoin d’être rassurés et de savoir leur banque à leur côté. »

De nouvelles offres ont découlé de cette étude, notamment les offres « mobilité internationale »(2), simples à mémoriser : zéro frais sur la carte (quelque soit le nombre de paiements et de retraits) et un virement gratuit par mois depuis Cyberplus vers le compte d’une banque à l’étranger (hors zone euro).

D’autres produits ont été mis en place en complément comme un contrat d’assurance multirisques, baptisé Junior’expat(3), mais aussi un prêt que la Banque Populaire est la seule à proposer (Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager).

Suite à un accord avec le Fonds Européen d’Investissement (FEI), la BPS va proposer à compter du printemps 2016 un prêt (4), sans caution parentale et à un taux très intéressant, aux étudiants résidant en France qui souhaitent effectuer leur Master dans l’un des 33 pays du programme Erasmus. Les montants de financement pourront aller jusqu’à 12 000 euros pour une année d’étude et 18 000 euros pour plus d’un an.

Chiffres clés

  • 1 jeune diplômé sur 4 souhaite partir à l’étranger pour décrocher un emploi.
  • Plus de 80 000 jeunes partent chaque année étudier à l’étranger, un chiffre en constante augmentation depuis 10 ans (+ 4 % par an).
  • Le programme Erasmus représente environ un tiers de cette mobilité, dont 42 % au Royaume-Uni et en Espagne. La Pologne et les pays scandinaves sont en forte croissance.
  • L’âge moyen des étudiants partant à l’étranger est de 23,5 ans
  • La durée moyenne de leur séjour est de 6 à 7 mois.

(1) Sources : Etude Groupe BPCE (source ministère des Affaires étrangères 12/2013) complétée par Campus France 2013) et EDG banques i-PB 2014, complétée par Campus France 2013, Observatoire national de la vie étudiante et le baromètre Deloitte/Opinion Way 2014.

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