Diversifier son épargne pour mieux la rentabiliser

7 septembre 2015

A l’heure où les taux d’intérêt sont au plus bas, à court comme à long terme, l’épargne classique offre des rendements plutôt faibles. Et si l’heure de la diversification était venue ?

Chaque mois, la décollecte que connait le livret A fait la une de l’actualité. Depuis le 1er août 2015, où son taux a été fixé à 0,75%, le livret A est en panne. Le nouveau taux de rémunération du PEL est passé à 2% début février 2015.

Quant aux contrats d’assurance-vie le faible rendement des investissements obligataires affecte la rentabilité du fonds général.

En 2014, la rentabilité moyenne du fonds général des contrats était en France de 2,40 % toutes compagnies confondues. 2015 et les années qui suivent ne devraient pas venir inverser cette tendance baissière.

Sélection et diversification : comment faire fructifier son épargne ?

Dans ce contexte, il est intéressant de penser à l’allocation d’actifs qui représente l’étape préliminaire et essentielle à toute optimisation d’un patrimoine.

L’« allocation d’actifs » n’est autre que la répartition d’un patrimoine entre différentes type de placements : liquidités, immobilier, actifs financiers (actions, obligations…).

C’est un fait, un patrimoine est d’autant plus performant qu’il est correctement diversifié.

Mais comment construire une allocation d’actifs idéale ? Comment la faire évoluer dans le temps ? Quels sont les critères à prendre en compte et les règles à respecter ?

« Tout d’abord, l’allocation d’actifs est unique et personnelle. Dans ce cadre, le rôle du conseiller est essentiel. Il prend en compte des critères objectifs suivant divers paramètres : le niveau de risque possible et attendu (objectif, âge, horizon de placement, niveau de rentabilité), les spécificités patrimoniales (transmission, pression fiscale, composition du patrimoine existant).

Cette analyse débouche sur une proposition de répartition du patrimoine entre les différents placements, répartition qu’il conviendra d’ajuster en fonction de l’évolution des objectifs, de l’environnement économique et réglementaire et bien sûr de la situation personnelle de l’épargnant » confie Anne Hernandez ingénieur patrimonial au département gestion privé de la Banque Populaire du Sud.

Les grandes règles à respecter

Comme pour tout projet d’investissement, l’épargnant doit s’interroger sur la durée envisagée de son placement et sur le niveau d’aversion au risque.

Dans tous les cas, il est important que l’épargnant aborde tous ces points avec son conseiller, afin de s’assurer que la diversification est en adéquation avec ses attentes et ses besoins d’investisseur.

Pour limiter l’impact des risques, la diversification ne se limite pas à diverses catégories de placements ou de classes d’actifs. D’autres critères peuvent entrer en jeu comme les différentes zones géographiques (Europe, États-Unis, Asie, pays émergents) ou les différents secteurs économiques : agro-alimentaire, santé, nouvelles technologies, immobilier ou financier.

En évitant de concentrer tous les placements sur une même catégorie, sur une même zone ou sur un même secteur d’activités, les risques sont dilués.

Pour l’épargnant qui invoque une sensibilité sociale, il est possible d’opter pour l’Investissement Socialement Responsable (ISR) qui garantit une certaine éthique du placement.

« Dernière règle à respecter, la durée minimale de placement recommandée. Chaque classe d’actifs a une durée minimale de placement recommandée. Monétaire : de quelques jours à quelques mois. Obligataire : entre 1 et 10 ans selon le type d’obligations. Quant aux actions, un minimum de 5 ans est requis » estime Anne Hernandez.

L’épargne, ça se programme

La mise en place de versements programmés permet d’investir régulièrement, mais aussi de lisser les valeurs d’investissement des supports financiers.

Prévoir les mouvements des marchés financiers est un exercice difficile. La meilleure solution est donc d’investir régulièrement la même somme plutôt qu’une grosse somme ponctuellement. Histoire de ne pas se préoccuper du bon moment pour investir, sans le moindre souci de gestion au quotidien.

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