Chanteur international et citoyen du monde

6 septembre 2016

Chaque mois, Blogpopuli part à la rencontre de clients au parcours remarquable ou original. En septembre, place au baryton Nicolas Rivenq, client de l’agence « professions libérales » de Montpellier.

De retour de New-York et déjà en route pour Tourcoing, Paris puis Moscou. Si son univers est très loin des musiques commerciales actuelles, Nicolas Rivenq n’en est pas moins un baryton à la carrière internationale. A Montpellier, entre deux opéras, il repère les talents de demain pour leur donner la chance qu’il a eu à 18 ans.

Il a suffi d’une rencontre

Comme souvent dans les belles histoires, il a suffi d’une rencontre. Pour Nicolas Rivenq, ce fut celle d’un copain de classe préparatoire à Henri IV (Paris) qui l’amena aux cours de chant d’une certaine Jacqueline Bonnardot.

Verdict de la mezzo-soprano : le jeune Nicolas Rivenq a une voix. Elle accepte de lui enseigner les rudiments ; en échange, il trie son courrier, s’occupe de ses papiers.

La suite pour cet enfant de parents scientifiques, ce sera le Conservatoire d’Orléans, l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris, et l’Ecole de musique de Bloomington (Indiana University).

Aux Etats-Unis, nouvelle rencontre déterminante : LE violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin (1), à qui il plait et qui souhaite lui faire chanter des cantates de Bach.

« De ce jour-là, j’ai enchaîné les contrats et je n’ai plus arrêté, j’avais 26 ans », se souvient le baryton.

En trente ans de carrière, Nicolas Rivenq a parcouru tous les continents (sauf l’Amérique du Sud), rencontré les plus grands metteurs en scène et chefs d’orchestre (Giorgio Strehler, Pier_Luigi Pizzi, Pierre Constant, Nicholas Hytner, Riccardo Muti, William Christie, Jean-Claude Malgoire, René Jacobs, Ivan Fischer, etc.) et interprété les plus grands (Lully, Mozart, Rossini, Monteverdi, Wagner, Schubert, Strauss).

« J’ai bénéficié de la politique culturelle mise en place par Mitterrand à son arrivée au pouvoir. A l’époque, on ne parlait pas de restrictions budgétaires et la culture n’était pas vue comme un poste de dépense. »

S’ouvrir à l’autre et faire quelque chose d’utile

Nicolas Rivenq a à cœur de rendre ce qu’on lui a donné. En 2007, il s’est « reconnecté avec ses racines languedociennes » (son père est né à Toulouse) en posant ses valises à Montpellier où il est devenu parrain d’Opéra Junior, une école originale qui fait découvrir l’art lyrique aux enfants, quel que soit leur milieu social et culturel.

« Mon activité pousse à l’égocentrisme. Mais il faut s’ouvrir à l’autre, être plus citoyen et faire quelque chose d’utile. Je me sens redevable alors je repère les personnes qui ont un talent vocal et je les accompagne avec bonheur ».

Nicolas Rivenq fait ainsi découvrir le « plaisir gourmand » des œuvres, « l’amour de la langue », les différentes techniques vocales, l’art de respirer, mais aussi le goût de l’expression.

« Il faut savoir puiser au plus profond de soi-même. Chanter doit être un impératif vital qui engage toute son âme. La scène est un espace d’expression libre qui fait toute la joie de ce métier. Prima le parole, dopo la musica ! (2)»

L’agenda du chanteur est complet jusqu’à mi-2018. Et après ? Nicolas Rivenq aimerait chanter tout Rossini, tout Wagner et tout Verdi. Une vie ne lui suffira pas.

A propos de sa banque Nicolas nous a confié :

Le choix BPS, « C’est avant tout une question humaine. Bien sûr, on attend de sa banque du sérieux, de la rigueur et de bons conseils. Mais à la Banque Populaire, j’ai en plus un très bon suivi et un très bon relationnel », explique Nicolas Rivenq.

« Nous sommes très fiers d’avoir parmi nos clients des gens du spectacle et de la culture d’un tel niveau, confie pour sa part Jean-Frédéric Prieur, Conseiller Financier de Nicolas Rivenq. Cela nous apporte de l’ouverture et beaucoup de richesse. »

(1) Yehudi Menuhin https://fr.wikipedia.org/wiki/Yehudi_Menuhin
(2) Contrairement à ce que dit le compositeur Gluck dans sa célèbre réforme de l’opéra au XVIIIe siècle

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